Vendredi 17 octobre 2008
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Toute ressemblance avec des personnes ou des
situations existantes ne saurait être que fortuite...
D'aucuns trouvent alors nécessaire, voire subtil, d'utiliser subterfuges et artifices pour
grimer cadre professionnel et collègues et d'en faire des personnages non identifiables. Ce procédé ne permet cependant pas tout : un pseudonyme, comme un prête nom, n'autorise pas, par
un simple déni de réalité, de divulguer scènes de travail et documents secrets.
Là, le risque encouru est la diffamation. Lorsque les personnes se reconnaissent dans
les personnages, où s'arrête et commence la caricature, la liberté des uns et celle des autres? Difficile à juger, facile d'en jouer cependant pour contraindre la liberté de ton, voire de
parole.
Les accusations à l'encontre de nos agents publics relevaient pour le proviseur et le
sous-préfet d'un manquement à son devoir de réserve, quant-à notre professeur, il a été accusé de diffamation.
Critiquer l'action publique de l'intérieur apparaît comme une aventure
impossible, s'en moquer reste périlleux pour celui qui ne pratique pas l'art de la fable. Les fonctionnaires blogueurs sont de furieux courageux.
Extrait de : Les Enquêtes du Journal de Parfait.
NB :
Il est à noter l'excellence de cet article qui ne fait preuve d'aucun parti pris. La pratique d'un ton neutre à la limite de l'ironie est une parfaite illustration d'un style
« réservé », style qui n'est pas donné à tout le monde. Raymond Queneau, pour ne pas le citer, dont le plus grand défaut fut de ne jamais avoir été fonctionnaire, ne pratiqua
jamais l'art de la réserve :
« Les personnages de ce roman étant réels, toute ressemblance avec des individus imaginaires serait fortuite » (in : Les Dimanches de la Vie).
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