...

M. Parfait prends 52 semaines pour réfléchir sur son environnement professionnel : une semaine, un thème!
Décliné en textes, de genres mélangés puis rangés dans des catégories, c'est pratique.
A voir, selon l'humeur et vos envies, ce qui relève de l'idée saugrenue, de la petite lubbie, ou du violon d'Ingres!

Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 21:08

Un autre fonctionnaire devenu anti-héros

A sa sortie en 1967, ce livre jugé vulgaire, subversif et provocateur par une certaine Amérique puritaine, propulsa Philippe Roth sur le devant de la scène internationale.

Il faut dire que le récit que livre Alexander Portnoy à son psychiatre rend de manière abrupte ses atermoiements et complexes liés à sa famille, son éducation et ses difficultés à connaître une vie sexuelle épanouie. Ce personnage sensible est tout aussi écoeurant qu'attachant. L'ironie des descriptions sur son éducation prête souvent à sourire et à accepter les récits plus crus de ses relations avec sa mère, les femmes et ses expériences sexuelles, qui firent de ce roman une part de sa réputation.

Alexander a 33 ans, il est juif, issu de la petite bourgeoisie du New Jersey. Son problème, c'est sa mère. Plus tard, ce sera son incapacité à trouver une femme conforme à ses propres attentes.

Comme pour illustrer sa lutte et son incapacité à s'émanciper de ce contexte familial étouffant, ses pratiques sexuelles font l'objet d'une définition du complexe qui l'anime et qui portera son nom : Portnoy est « le » cas clinique devenu une référence pour la psychiatrie.

On ressent dans ce récit le lourd tribu d'un passé, dont la souffrance doit par principe peser sur les épaules de chaque personnage. Le narrateur dénonce cette attitude comme une insuportable soumission, considérée comme la douce  acceptation de son sort par un peuple qui n'avait pas envisagé la révolte. La faute et la culpabilité semblent s'acharner sur le destin de Portnoy...
 
Pour autant, le personnage est un haut fonctionnaire bien en vue à la mairie de New-York. Sa carrière aparaît aussi brillante que sa vie amoureuse se délite. Ce qui compte alors, c'est le milieu dans lequel on évolue, où justement dans lequel on ne peut évoluer : c'est également une vision de la société américaine, de la culture des WASP dont il ne fait pas partie.

Portnoy décide cependant d'agir et de quitter sa patrie et le giron familial : à 33 ans, il part pour la première fois à l'étranger, en Israël. L'aventure émacipatrice finit de manière quasi dramatique par l'agression d'une jeune femme.

Pourtant, la fin de son récit semble suggérer que l'altérité est essentielle pour comprendre ce que nous sommes. C'est l'Autre, juive mais si différente, qui lui apporte une analyse de sa situation. Roth est loin de nous suggérer que Portnoy tient là la clef pour comprendre et surmonter son mal être, mais il nous laisse deviner une constance qui anime ses ouvrages : le rôle de cet autre, qu'il soit double ou non, nous apporte la différence nécessaire à notre propre compréhension.

extrait de La Critique Littéraire d'Agent 365

Par Agent365 - Publié dans : La Critique Littéraire de l'Agent
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /Sep /2008 21:46

 Ce matin, je ne sais pas quelle folie m'a pris : j'ai regardé la télé.

 

J'y ai vu des témoignages de personnes qui avaient changé de vie. Elles étaient cadres et sont devenues ébénistes, jardiniers, facteurs ou même chômeurs. Quelle audace! J’en fus subugué, au point d’en devenir lyrique.

Cela m'a fait penser à ma carrière. Rapidement, j'abouti au bilan suivant :

  • Je suis un être cruel et cynique

  • Je n’ai pas la fibre sociale

  • Je ne pense qu’à moi, l’empathie m’est inconnue

  • Je suis capable d’écouter Didier Super.   

Dire que dans mon travail j’aide les gens au quotidien révèle l'imposture de mes choix !

C’est évident, ce reportage sur Téva sera le tournant de ma vie !
Mais que faire… ? Un truc créatif, facile, où la réussite peut être rapide. Parce que tout de même…

Sur Internet, j’ai trouvé des modèles de personnes qui étaient devenues drôles sans y être prédisposées. Le meilleur exemple reste Anne Roumanoff. Cela dit, malgré le travail, ses post-dispositions restent discrètes.

Il y avait aussi Michaël Youn, FX Demaison… Mais je n’ai pas fait de grande école et je n’ai pas envie de montrer mes fesses, je ne suis pas sûr qu’elles prêtent à rire. Et puis, je n’ai pas encore assez d’argent pour louer un théâtre parisien. Et accessoirement, je n’ai pas écrit de spectacle.

Cela dit, je vais suivre les conseils de la télé : je ne peux décemment pas chanter sur my space alors je faire preuve de persévérance et de volonté, je vais faire un blog!
Si ça marche, je plaque tout !


Extrait de : Le Journal de Parfait


Par Agent 365 - Publié dans : Le Parfait journal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

C'est quoi donc?

  • : Chroniques de l'Agent 365
  • : 29/09/2008
  • : Chroniques, articles ou divertissements ... un blog amusant, un blog à la mode, un blog participatif!

Profil

  • Agent 365
  • Apprenti fonctionnaire, MP aimerait parler. Mais il est des mots difficiles à dire en public. Le public... parlons-en justement. Pour éviter le silence et l'exclusion, il a décidé d'en faire son théâtre!

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus